L’incendie qui a ravagé mercredi 28 octobre le site Torcé 3 du groupe Vandemoortele, près de Vitré (Ille-et-Vilaine), a été maîtrisé dans la nuit, mais le bâtiment de 9 000 m² est en majeure partie détruit et son panache de fumée s’est vu à plusieurs kilomètres.
- Le feu a pris mercredi après-midi dans une usine de viennoiseries surgelées, à l’arrêt pour maintenance annuelle.
- Jusqu’à 125 pompiers et une cinquantaine d’engins issus de 22 casernes ont été mobilisés.
- Deux pompiers ont été légèrement blessés et trois personnes légèrement intoxiquées.
- Le feu est reparti dans la soirée par les panneaux sandwichs du bâtiment ; une enquête est ouverte.
Plan de l'article
Que s’est-il passé à Torcé ? #
Les pompiers d’Ille-et-Vilaine ont été appelés mercredi 28 octobre en milieu d’après-midi pour un départ de feu dans la boulangerie industrielle Vandemoortele, zone artisanale de Montigné, à Torcé. Le site Torcé 3 produit des viennoiseries surgelées : selon ici Armorique, 26 000 tonnes de pains au chocolat et de croissants en sortent chaque année.
Le feu a d’abord semblé maîtrisé, avant de repartir dans la soirée. Vers 20 heures, le bâtiment était totalement embrasé et le brasier visible de loin. D’après actu.fr, les secours sont parvenus à le maîtriser vers 2 heures du matin, jeudi 29 octobre.
Pourquoi le feu est-il reparti dans la soirée ? #
Le maire de Torcé, Yannick Fouet, a donné une explication précise à actu.fr : « L’incendie est reparti vers 20 h 30, à cause de flammèches dans les panneaux sandwichs du bâtiment ».
Ces panneaux, très répandus dans l’agroalimentaire, associent deux tôles métalliques et un isolant au cœur. Ils permettent de bâtir vite de grandes chambres froides bien isolées. Leur défaut est connu des pompiers : quand l’isolant est combustible, le feu peut progresser à l’intérieur des parois, à l’abri des lances, puis ressurgir plus loin. C’est l’un des scénarios qui rendent les incendies d’usines agroalimentaires si longs à éteindre.
Le départ de feu s’est produit au niveau du surgélateur, selon l’entreprise citée par actu.fr. L’origine exacte du sinistre n’est pas connue : une enquête a été ouverte.
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Que contenait le panache de fumée ? #
Aucune mesure de la qualité de l’air autour du site n’a été rendue publique à ce stade. Les éléments connus permettent seulement de dire ce qui a brûlé : une structure de bâtiment industriel, ses isolants, des équipements de production et des matières premières alimentaires.
Le lieutenant-colonel Philippe Rosquin, qui dirigeait les opérations jeudi matin, a indiqué que la présence de matières grasses dans l’usine était particulièrement surveillée. Beurre et graisses de cuisson brûlent avec une flamme vive et produisent une fumée noire et dense, chargée de suies. C’est ce qui donne à ce type de sinistre un panache aussi spectaculaire.
Trois personnes ont été légèrement intoxiquées, a précisé l’entreprise : elles ont été prises en charge et leur état « n’inspire pas d’inquiétude ». Le site a été évacué par précaution.
Quels moyens ont été engagés ? #
L’intervention a mobilisé jusqu’à 125 pompiers et une cinquantaine d’engins venus de 22 casernes. Deux pompiers ont été légèrement blessés : l’un a fait un malaise, l’autre souffrait d’un traumatisme au genou.
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« La structure s’est effondrée sur elle-même. Nous allons rester toute la journée pour éteindre les foyers résiduels », expliquait jeudi l’officier. Les secours ont tout de même réussi à préserver 4 000 m² du bâtiment sinistré.
La direction précise auprès d’ici Armorique que la zone de stockage réfrigérée et les installations du circuit frigorifique, situées dans une zone protégée contre l’incendie, ont été épargnées. Un point qui compte : un circuit frigorifique industriel endommagé peut lui-même provoquer des rejets.
Quelles conséquences pour le site et les salariés ? #
L’usine était à l’arrêt pour sa maintenance annuelle. Les 70 salariés de Torcé 3 n’étaient donc pas présents, seules des équipes de maintenance et un intervenant extérieur se trouvaient sur place. Ils seront répartis sur les deux autres sites de Torcé, indique ici Armorique.
L’évaluation des dégâts et de leurs conséquences sur la production n’est pas encore connue. Le groupe belge s’est déjà engagé à reconstruire le bâtiment détruit.
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Que retenir pour la prévention des incendies industriels ? #
Ce sinistre illustre trois facteurs qui reviennent souvent dans les incendies d’usines agroalimentaires : des volumes bâtis très importants, des parois isolées qui peuvent propager le feu, et des matières grasses qui l’alimentent. La période de maintenance, quand les lignes sont arrêtées et que des entreprises extérieures interviennent, est aussi une phase sensible.
Pour les riverains, la consigne reste la même lors de tout incendie industriel : s’éloigner du panache, fermer portes et fenêtres s’il se dirige vers les habitations, et suivre les messages officiels de la préfecture et des pompiers.
Questions fréquentes #
Y a-t-il eu des blessés dans l’incendie de Torcé ?
Deux pompiers ont été légèrement blessés et trois personnes légèrement intoxiquées, sans inquiétude pour leur état selon l’entreprise.
Que produit l’usine Vandemoortele de Torcé ?
Le site Torcé 3 fabrique des viennoiseries surgelées, croissants et pains au chocolat, à raison de 26 000 tonnes par an.
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Connaît-on la cause de l’incendie ?
Pas encore. Le feu est parti au niveau du surgélateur et une enquête a été ouverte pour en déterminer l’origine.




